Le tonneau : un morceau d'art et d'histoire française 1
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L’art de faire des tonneaux est un art plus gaulois que Vercingétorix lui-même. Vous avez sûrement de quoi être perplexe… Et pourtant, c’est bien là une des seules choses qui peut légitimement se vanter d’être gauloise. Pendant plusieurs siècles, ce fût l’un des arts les plus répandues à travers tout le territoire des différents peuples gaulois. Découvrez tout cet art chez un véritable professionnel de la tonnellerie.

Un bref aperçu historique du tonneau

Beaucoup de gens pensent, à tort, que le vin a presque toujours était conservé dans des barriques ou dans des tonneaux. Pourtant, la vérité est bien différente. Pendant de nombreux siècles, ce dernier était transporté et conservé uniquement dans des amphores. Ce n’est qu’après la Conquête des Gaules par Jules Caesar et l’incorporation des peuples que l’utilisation des tonneaux se répand peu à peu.

Avec le temps, le tonneau trouvera des noms adaptées à ses utilisations : barrique, pièce, muid, fût, etc. Les caractéristiques, de nos jours, n’ont pas changé : deux fonds plats, des douves assemblées retenues par des cercles de métal.

Quelques essences courantes utiliser dans la conception des tonneaux

Toutes les essences de bois ne sont pas adaptées pour la confection d’un tonneau. En réalité, ces dernières sont soigneusement sélectionnées pour l’appart au vin ou au liquide qui en sera fait. Pour donner l’exemple, probablement le plus marquant : une pratique peu commune mais pourtant très efficace avec des alcools forts consiste à y incorporer un morceau d’un bois fort, comme l’acacia notamment. Ce dernier apporte la couleur, la charge de tanins et des arômes uniques.

Dans le cadre des tonneaux, c’est évidemment toute une pièce de bois qui est utilisé afin d’apporter ces arômes, ces tanins ou cette rondeur au breuvage. Voici quelques essences marquantes :

  • Le quercus alba, ou le chêne blanc d’Amérique, est un bois extrêmement aromatique. Il apporte beaucoup de tanin et, de ce fait, n’est que peu utilisé en France. Son utilisation, bien que marginale, reste cependant présente pour certains vins.
  • Le quercus sessiliflora, ou le chêne sessile est une essence bien plus courante. Il supporte de nombreux sols et a l’avantage de pouvoir apporter des arômes très fins et délicats. Les meilleures œnologues parlent de clou de girofle, de bois frais, ou encore de sève douce. Le chêne sessile est très prisé pour l’élevage, surtout celui des vins rouges les plus fins.

Ici, nous avons principalement parlé du chêne… Mais ce n’est pas la seule essence utilisée. L’acacia s’utilise dans de nombreuses situations et le châtaignier, de son côté, est un peu plus marginal.

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